
Office de Tourisme Le Teich
LE TEICH
Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle est un grand voyage à pied.
Les personnes marchent jusqu’à une ville en Espagne :
Saint-Jacques-de-Compostelle.
Dans cette ville, il y a la tombe de Saint Jacques.
C’est un lieu très important pour les chrétiens.
C’est aussi un site reconnu dans le monde entier.
Il y a très longtemps, au 9e siècle :
Une église est construite à cet endroit.
Beaucoup de personnes commencent à venir :
Au Moyen Âge :
Aujourd’hui encore :
Il existe plusieurs chemins pour aller à Compostelle.
En France, il y a 4 grands chemins :
Tous ces chemins vont vers l’Espagne.
On peut marcher :
Un chemin passe près du Teich :
c’est la voie du littoral.
Ce chemin longe l’océan.
Au Teich, les pèlerins peuvent voir :
La fontaine Saint-Jean est un lieu ancien.
Avant, les pèlerins venaient :
Aujourd’hui, la source est sèche, mais le lieu reste important.
Sur le chemin, il y a des signes :
Ces signes aident à suivre la bonne route.
Il existe des lieux pour dormir :
Certaines personnes en situation de handicap
peuvent aussi faire le chemin.
Mais il faut :
Certains équipements existent :
Aujourd’hui, les gens marchent pour :
C’est une aventure personnelle.
Chaque pèlerin a un carnet :
On met un tampon à chaque étape.
Au Teich :
Le chemin de Compostelle :
Chacun peut faire ce chemin :
Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle (ou pèlerinage de Compostelle) est un pèlerinage catholique dont le but est d’atteindre le tombeau attribué à l’apôtre saint Jacques le Majeur, situé dans la crypte de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle dans la communauté autonome de Galice en Espagne. Devant Rome et Jérusalem, il est le plus fréquenté du monde chrétien et est considéré comme un site du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Tout commença lors de la découverte du tombeau et des reliques de Saint Jacques au 9ème siècle en Galice, à Compostelle. Saint Jacques était un apôtre du Christ, décapité en l’an 43 par Hérode Agrippa à Jérusalem. Il serait le premier apôtre martyr de la chrétienté. Une église fut bâtie à l’emplacement de la découverte, lui étant dédiée et abritant ses reliques.
Au 11ème siècle, Jérusalem est prise par les turcs, les pèlerins ne peuvent alors plus s’y rendre, il ne reste pour les chrétiens que Rome et Saint Jacques, ce qui développa cette voie. De plus, avec la reconquista, une nouvelle route officielle se met en place à la fin du siècle : le Camino francés. Au 12ème siècle le pèlerinage de Compostelle connaît son apogée, les fidèles sont estimés à 500 000 par an. Au 14ème siècle, de nombreux évènements vont réduire de manière importante le flot de pèlerins. Ce n’est qu’au 19ème siècle que les reliques sont « redécouvertes », réanimant alors l’idée de pèlerinage.
Ce renouveau démarre avec la fondation de la Société des amis de Saint-Jacques-de-Compostelle en 1950, à l’occasion du millénaire du pèlerinage de l’évêque du Puy. On compte 619 pèlerins en 1985, puis, presque dix fois plus en 1989. En 2010, leur nombre dépasse les 200 000 pèlerins. Il est supérieur à 400 000 en 2022 et en 2023. L’augmentation des centres d’hébergement facilite et démocratise l’accès du chemin à un public peu randonneur ; le voilà devenu une randonnée pédestre même pour amateurs.
Pour se rendre à Compostelle, il existe de nombreux itinéraires, parmi les 4 chemins (également appelé « voies ») principaux à départ français on compte : la via Podiensis qui débute au Puy-en-Velay, la Via Tolosana au départ d’Arles, la Via Lemovicensis au départ de l’Yonne, et la Via Turonensis depuis Paris. Deux des voies essentielles traversaient la région bordelaise : la voie de Paris et la voie de Vézelay. D’autres voies dites secondaires ou chemins de liaison les complétaient comme celle du littoral ; 146 km de la voie de Tours passe en Gironde, cette ancienne voie romaine aurait été empruntée, selon la légende, par Charlemagne en 778.
Tous les départs officiels sont en France, en Espagne, et au Portugal, il y en a également à départ d’autres pays, mais il faut forcément rattraper les voies françaises. Ces dernières rejoignent toutes el camino francés, au Nord de l’Espagne, parallèle à la côte jusqu’à Santiago, rassemblant les 2/3 des marcheurs.

La voie du Littoral, également appelée voie de Soulac, ou voie des Anglais, trouve l’origine de ses noms par son lieu de départ (Soulac), de passage (le littoral Atlantique) et ses passagers (ceux qui venaient des pays du Nord) qui gagnaient l’estuaire de la gironde par bateaux pour rejoindre l’Espagne. Reliant Soulac-sur-Mer à Bayonne, Hendaye et Irun, cet itinéraire secondaire qui passe par la commune du Teich est dans la proximité de l’océan. En Espagne, il rejoint le Camino del Norte.
Ce n’est pas un sentier de grande randonnée. Il est balisé et promu par les associations des amis de Saint Jacques d’Aquitaine, des Landes et des Pyrénées-Atlantiques. Ce chemin est sans difficulté physique mais il faut bien le repérer car il n’existe pas de guide pratique. Les pèlerins passaient par la réserve naturelle des prés salés d’Arès, l’église romane Saint-Eloi d’Andernos-les-bains, les plages et ports de Lanton, ainsi que le Domaine de Certes et Graveyron, puis le prieuré de Comprian près de Biganos, Lamothe où passait l’ancienne voie romaine de Bordeaux à Sanguinet ; faisant une halte à l’église de Vieux-Lugo, les marcheurs se dirigeaient ensuite vers le prieuré de Saint-Pierre-de-Mons, point de jonction avec la Voie de Tours.
Des prés salés d’Arès aux Espaces Naturels Sensibles de Certes et Graveyron, les vélos étant interdits dans le cadre de la protection des paysages, le chemin se réalise à pied.
Si vous passez par notre commune, sachez que l’église Saint-André du Teich abrite une statue de Saint-Jacques. Mais ce n’est pas tout, si vous vous aventurez du côté du relais nature du pont de Lamothe, vous trouverez un chemin qui mène à la fontaine Saint-Jean. Celle-ci se trouve sur l’ancienne voie romaine appelée « chemin de port de By à la station de Lugo », où de nombreux pèlerins se sont reposés et désaltérés. Elle avait la réputation de produire des miracles ; de nombreux vœux de guérison et prières furent prononcés et d’offrandes déposées.
La fontaine date du 17ème siècle, dans les années 1920 l’eau cessa de couler ; ce sont les fleurs fraiches et les bougies qui témoignent toujours de l’intérêt qu’on lui prête aujourd’hui.
Dans le petit édifice se trouvait une niche désormais vide qui abritait jusqu’en 1772 la statue de Saint Jean, patron de Lamothe. On a trouvé au fond de cette dernière une pierre creusée en forme de coquille pour bénitier. Son assèchement pourrait être dû aux travaux de constructions des lignes de chemins de fer probablement de l’ancienne gare de Lamothe, très importante à l’époque reliant les Landes, Bordeaux et l’Espagne. Des trains de pèlerins allant vers Lourdes, s’arrêtaient à la gare de Lamothe, afin que ces derniers prient et se guérissent.
Comme dans toutes les communes où passe un chemin de Compostelle, vous trouverez votre chemin en suivant les repères comme les balises.
Si l’histoire de la fontaine St. Jean vous intéresse, une visite explicative réalisée par notre raconteur de pays est disponible à l’office de tourisme du Teich.
D’autres fontaines guérisseuses se trouvent également sur le territoire des Landes de Gascogne comme celles de Saint Clair et de Saint Antoine à Belin-Béliet.
Voici quelques hébergements jacquaires dans le coin :

Si vous êtes en situation de mobilité réduite, sachez qu’il vous est possible d’effectuer votre pèlerinage. En effet, certains chemins permettent le passage de fauteuils roulants et de poucettes, seulement, certains itinéraires sont à privilégier car leur état peut varier (boue, sable, roches, pentes…). Les deux itinéraires recommandés sont le camino francés et la voie de Vézelay. Afin d’éviter la pluie et le sol boueux, privilégiez la fin du printemps et le début de l’été.
Au fur et à mesure des années, les chemins sont aménagés et voient de nombreuses infrastructures se développer, répondant aux besoins des pèlerins mais servant également au commerce et la circulation.
Pour les personnes à mobilité réduite, il est conseillé d’avoir un compagnon de route car certaines collines peuvent être difficiles à gravir. Sachez également qu’il est possible de louer des handbike électrique, une joëlette ou encore une randoline. Pour les enfants en situation de handicap vous pourrez trouver des aides auprès d’association comme un exploit pour Lila sur le bassin d’Arcachon. Malgré les nouvelles infrastructures, certaines parties du chemin peuvent être très difficiles à franchir en fauteuil, il est alors préférable d’emprunter les pistes cyclables (itinéraire à prévoir).
Enfin, privilégiez les arrêts dans les grandes villes car la plupart des hébergements ne sont pas adaptés aux fauteuils roulants.
Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui empruntent les chemins de Saint Jacques de Compostelle non pas par religion mais simplement pour randonner, se donner un défi, un objectif, voyager à pied… Presque autant de personnes réalisent le pèlerinage pour un motif religieux que de personnes pour le côté spirituel. Ce peut être un séjour entre amis ou en famille car les itinéraires sont de plus en plus ouverts, et ce à un public de plus en plus large. La marche peut durer de quelques jours à plusieurs mois ce qui permet à chacun de participer à son niveau.
Les pèlerins arrivent majoritairement en été mais il y en a tout de même l’hiver (on en compte plusieurs dizaines par jours). Les mois d’été sont les plus fréquentés et les espagnols y sont majoritaires (les pèlerins d’origine étrangère dominent le reste de l’année). Les espagnols représentent presque la moitié, viennent ensuite les Etats-Unis, l’Italie, l’Allemagne, le Portugal, la France et la Grande-Bretagne.
A savoir : Chaque pèlerin porte avec lui son carnet, nommé crédential, ayant un rôle de passeport, il permet de récolter à chaque étape un tampon, justifiant de son passage et de l’itinéraire suivi, et de bénéficier des avantages pèlerins. L’office de tourisme du Teich ne dispose pas de tampon officiel de Compostelle mais nous serons tout de même ravis de vous accueillir afin de marquer votre carnet du blason de la ville.


Les nombreux chemins de Compostelle voient passer chaque année un grand nombre de pèlerins qui traversent la France, l’Espagne, le Portugal et même provenant d’autres continents. Ce patrimoine culturel permet de découvrir des lieux peu fréquentés, naturels et calmes comme le Teich et sa fontaine, de passer par des grandes villes et de connaître certaines régions : il combine visite et bien-être et diversité des paysages. Plus qu’un objectif religieux, cela représente pour de nombreux participants cherchant à se retrouver, un défi spirituel, un chemin à suivre, un objectif à atteindre. C’est un engagement que nous pouvons choisir de pousser à nos limites ou bien d’adapter au niveau de nos capacités, au temps dont nous disposons, aux endroits où nous souhaitons passer. Peu importe le motif de notre démarche, notre moyen de déplacement, nos capacités physiques ou le temps dont nous disposons, les chemins de Compostelle nous accueillent. C’est une quête de soi qui mène où nous le souhaitons.
La Leyre est un fleuve.
Un fleuve va jusqu’à la mer.
La Leyre arrive dans le Bassin d’Arcachon.
On l’appelle aussi la “petite Amazone”.
La Leyre existe depuis très longtemps.
Elle s’est formée il y a environ 10 000 ans.
Avant, elle allait directement dans l’océan.
Avec le temps, elle a créé le Bassin d’Arcachon.
On dit :
Les deux noms veulent dire :
La Leyre est formée par :
Elles se rejoignent et forment un seul fleuve.
Le fleuve mesure environ 135 km.
À la fin, il forme un grand delta avant d’arriver dans la mer.
L’eau est souvent foncée.
Elle contient :
Quand l’eau déborde, elle laisse des éléments riches sur le sol.
Cela aide les plantes à pousser.
Dans le delta, l’eau douce de la Leyre rencontre l’eau salée de la mer.
Cela crée un mélange spécial.
Ce mélange est important pour les huîtres.
La Leyre traverse une forêt.
Les arbres forment un “toit” au-dessus de l’eau.
On appelle cela une forêt galerie.
Beaucoup d’animaux vivent près de la Leyre :
Par exemple :
La Leyre est un espace naturel protégé.
Il faut respecter des règles :
Certaines activités sont interdites :
Tu peux faire des activités :
Sur terre :
Sur l’eau :
Tu peux louer du matériel ou venir avec le tien.
Fais attention :
La baignade est possible, mais elle n’est pas surveillée.
La Leyre est un lieu important.
Elle relie la forêt à la mer.
Aujourd’hui, elle sert à :
Il faut la respecter pour la garder en bon état.

La Leyre est un fleuve aquitain dont la formation remonte à presque 10 000 ans. Les nombreux affluents qui l’alimentent prennent sources en Gironde et dans les Landes, ainsi que dans la nappe phréatique s’étendant sous tout l’ensemble du massif sableux du bassin versant. Il y a environ 4 000 ans, l’Eyre formait une embouchure, à la manière de l’actuel estuaire de la Gironde, se déversant directement dans l’Océan Atlantique. Son important débit lui permis de chasser une grande quantité de sable, obstruant partiellement l’estuaire.
Ce phénomène naturel mena l’Eyre à former de multiples chenaux ainsi que le fameux bassin d’Arcachon.
Dans les Landes on dit plutôt « La Leyre », en Gironde le terme « l’Eyre » est plus utilisé. Etymologiquement, « Leyre » (loeira ou leira) signifierait « loutre », une espèce qu’il peut être possible d’observer sur les rives de ce fleuve. Tandis qu’en patois, l’Eyre signifie «eau ».
On confond souvent la Leyre avec une rivière, c’est d’ailleurs ce qu’on entend souvent dire, mais il s’agit en réalité d’un fleuve, puisqu’elle se jette dans le golfe de Gascogne.

Les premières traces d’occupation humaine dans le delta de la Leyre datent du Néolithique (- 7000 ans avant JC). Les prairies du val furent aménagées au cours des XVIIIème et XIXème siècles le long des cours d’eau dans le but de produire des fourrages et/ou de mise en pâture.
Un système complexe de fossés et de canaux fut aménagé dans le but d’optimiser les rendements. L’eau de la Leyre est essentiellement composée de matières en suspensions : des particules organiques (débris végétaux de toutes tailles) et des particules humiques. Lors des débordements, ces particules riches en nutriments étaient déposées sur les berges, nommés « bourlets de crue », rendant les terres exploitables lorsque le niveau de l’eau redescendait ; car à l’époque, la région était facilement inondable et très marécageuse. Voilà pourquoi les sols riches et fertiles, présents tout du long de la Leyre, permettaient des activités agricoles.
Tout s’effondra à l’après-guerre (début 20ème siècle), lorsque les prairies furent abandonnées, les chenaux cessèrent d’être entretenus, et les arbres exploités.
Suite à cela, les réseaux de drainages devinrent comblés et des espèces végétales invasives colonisèrent les eaux et les rives. Ces phénomènes furent accentués au fil des décennies, avec une nouvelle déprise agricole accrue dans les années 1960-1970, qui s’est accompagnée d’une augmentation de 12% des espaces forestiers.

La grande Leyre prend la majorité de ses sources dans les Landes, elle rencontre ensuite son principal affluent, la petite Leyre, à Moustey (40), puis se jette dans le bassin d’Arcachon, en Gironde (33). Leur jonction donne naissance à l’Eyre, dont l’intégralité mesure 135km. Cette dernière divague ensuite librement, puis se ramifie en un généreux delta au contact du bassin d’Arcachon, s’étendant sur plus de 5 000 hectares.
La petite Leyre, mesurant 55km, prend sa principale source au Sud de Luxey. Elle est étroite et végétale, et son eau est claire, elle n’est cependant pas praticable en canoë.
La grande Leyre, quant à elle, sinueuse et vive, son eau est plus foncée. Prenant ses sources vers Sabre, elle s’étend ensuite sur 45km.
Enfin, l’Eyre, plus large est plus calme, s’écoulant sur environ 35km, quitte sa voûte forestière pour s’affiner en de multiples bras et ruisseaux, formant le Delta de l’Eyre avant d’enfin se jeter dans le Bassin d’Arcachon et l’Océan Atlantique.
Sa partie en amont est caractérisée par un débit assez marqué, alors qu’à l’aval de Belin- Beliet, l’écoulement des eaux est ralenti, entraînant de nombreux détours et zig-zags, favorables aux inondations lors des périodes de crues.
L’hiver, le débit du fleuve est plus élevé, pouvant aller jusqu’à 32m 3 /s en février, et en été, plus faible, pouvant descendre à 6m 3 /s. La valeur sera différente selon l’endroit où les mesures sont réalisées.
Vous pouvez d’ailleurs suivre ici le niveau de la Leyre grâce aux échelles de références, disposées à divers endroits des communes que cette dernière traverse.
La Leyre possède une eau de couleur rouille et est entourée d’une forêt galerie constituée de feuillus, ces deux caractéristiques lui donnent le surnom de « petite Amazone ».
Les eaux douces de la Leyre rencontrent les salines du Bassin d’Arcachon au niveau du Delta
(eau saumâtre), se mêlant et se démêlant au rythme des marées, dont l’onde n’inverse pas le sens du courant fluvial qui est juste ralenti voire stoppé, provoquant la montée des eaux. Ainsi, lors des fortes marées et en période de crue, la Leyre déborde et inonde la plaine deltaïque qui, composée d’îlots, de prairies humides, de prés salés et de domaines endigués, ressemble vu du ciel à une mosaïques de nuances de verts.
La Leyre constitue 80% des apports en eau douce qui affluent dans le Bassin d’Arcachon, les 20% restants proviennent d’autres ruisseaux ou chenaux y achevant leur course. La Leyre charrie chaque année dans le Bassin d’Arcachon des quantités importantes de sables (en moyenne 20 000 m 3 /an) et notamment en période de crue (45m 3 /jour). Afin de limiter ces dépôts dans le delta, un bac de dessablage fut aménagé à l’apex du delta en 1990.
L’apport en eau douce de la Leyre dans le bassin est un élément très important à la culture emblématique locale de l’huitre. En effet, les mélanges d’eaux douces et marines créent un écosystème idéal à leur prolifération, notamment de par sa richesse en phytoplancton, principal élément nutritif.
Sans la Leyre et ses courants, le plan d’eau serait fermé, le Bassin d’Arcachon n’existerait alors
pas, et le territoire serait fait d’étangs et de marais, comme il y a quelques milliers d’années.
L’Eyre a une couleur rouille, dû à la présence de minerai de fer provenant d’une roche riche en fer, l’Alios, typique des Landes de Gascogne.
Lors de son parcours, l’affluent creuse son lit dans des substrats acides de différentes natures (sableux, argileux, etc.). Ces fonds sableux en font un fleuve aux eaux naturellement pauvres en éléments nutritifs. Une des raisons pour lesquelles il n’y a par exemple pas d’algues poussant en ses fonds.
Le fonctionnement naturel de la Leyre permet un drainage normal, une sinuosité non contrainte et une alternance des zones de dépôts et d’érosion ; éléments très importants au maintien des écosystèmes.
Les épisodes de pluies intenses donnent lieu à une saturation et une remontée des nappes phréatiques, le sol sablonneux limite davantage l’absorption des eaux, ces dernières ne parvenant plus à s’évacuer, ruissellent et viennent s’accumuler sur des zones imperméables en contrebas. Ces débordements donnent parfois naissance à des marres abritant des espèces telles que des grenouilles, tritons, moustiques…
Ce fleuve bénéficie d’un microclimat : la voûte forestière qui l’abrite réduit l’évaporation et offre une zone majoritairement ombragée, accordant des températures moins fortes en été, bien que l’eau puisse s’élever à 20°C durant les périodes de chaleurs intenses. Pouvant s’abaisser en dessous de 10° l’hiver, l’eau a une température moyenne de 15°.


Située dans la forêt landaise où domine l’exploitation du pin maritime, la vallée de Leyre se caractérise par sa « forêt galerie ». Cette dernière s’est formée le long du cours d’eau, suite à l’abandon de l’exploitation historique du bois et des prairies. Elle est majoritairement composée d’aulnes, de chênes et de saules, dont les branches se rejoignent au-dessus de l’eau. En plus de sa flore, elle est le refuge de nombreuses espèces animales : des insectes comme le fadet des laîches, les libellules ; des mammifères comme le murin à oreilles échancrées ; des poissons tels que le brochet Aquitain ; ou des oiseaux comme la grue cendrée et le martin-pêcheur. Il subsisterait encore quelques visons et loutres d’Europe ainsi que des tortues cistudes. De plus, comme dit précédemment, les débordements réguliers de la Leyre créent des mares forestières, propices à la reproduction de la Grenouille rousse et de la Grenouille agile.
Enfin, le Delta de la Leyre est situé sur l’une des voies de migration les plus importantes d’Europe comprenant la Réserve Ornithologique du Teich. Ce site a été inclus dans la liste des zones humides d’importance internationale en raison de son grand nombre d’habitats, d’espèces végétales et animales.
La vallée de la Leyre se situe dans un espace naturel protégé, classée « site inscrit » et ayant de nombreuses autres reconnaissances, comme le fait de faire partie des 12 cours d’eaux labellisés « sauvages » en France. Elle appartient également au parc naturel régional des Landes de Gascogne. Voici ses reconnaissances et labellisations qui lui furent accordées au cours du temps :
L’obtention de tous ces labels est due aux nombreux critères auxquels la Leyre, sa vallée et tous ses affluents répondent : qualité des eaux et habitats, libre divagation, présence d’espèces rares, absence d’urbanisation et de pollution sonore, activités humaines peu impactantes.
Il est alors nécessaire que l’humain adapte ses pratiques afin de préserver cette richesse naturelle, voilà pourquoi un cadre et des réglementations sont indispensables ; à commencer par le respect de ce lieu naturel protégé (ne débarquer que sur les plages de sable inertes, ne pas grimper en haut des berges fragilisées, emporter ses déchets…).
La mise à l’eau d’embarcations, notamment concernant les entreprises telles que les locations de canoës, ne sont autorisées qu’à certains endroit, afin de préserver les paysages fragiles qui façonnent les rives de la Leyre.
Certaines pratiques nautiques ne sont pas autorisées :
Sur la Leyre, vous avez de quoi vous occuper, sur terre comme sur l’eau. Les nombreux sentiers longeant le fleuve sur ses deux rives vous accueillent pour découvrir des paysages et une biodiversité unique, à pied, ou à vélo. Pour une expérience encore plus authentique, laissez-vous guider par Jean, notre raconteur de pays, et découvrez le fonctionnement, l’histoire et les secrets de la vallée de la Leyre.
Les ponts passant au-dessus du cours d’eau vous permettront de vous balader des deux côtés et de réaliser des boucles, en adaptant votre circuit à vos capacités et au temps dont vous disposez.
Pour ce qui est de la baignade, elle est autorisée mais aucun lieu n’est spécifiquement adapté à cela, elle relève donc de la responsabilité des baigneurs.
Avec ses eaux claires et de bonne qualité, ses zones humides et ses arbres tombés dans la rivière qui forment des caches à poisson, la petite Leyre est un cours d’eau idéal pour pêcher, d’autant plus qu’elle n’est pas empruntée par les canoës.
Retrouvez ici la réglementation de la pêche en Gironde
Sur la Leyre, de nombreuses embarcations sont autorisées, y compris votre propre matériel (sous votre responsabilité). Cependant, pour ce qui est des canoës gonflables, ils sont fortement déconseillés car de nombreux arbres et branches tombés sont cachés sous l’eau, peu profonde, tout le long du fleuve ; ils risqueraient d’endommager vos embarcations voire de les crever.
Autrement, il est possible de louer du matériel pour partir en individuel ou en groupe à la découverte de la Petite Amazone, au départ et à l’arrivée de différentes villes selon vos préférences et le lieu où vous vous trouvez :
Partez découvrir le Delta de la Leyre en galupe (barque traditionnelle) avec Lou Batel’Eyre, depuis le port de Biganos, ou en bateau électrique sans permis avec l’ECO-Plaisance BA depuis le port du Teich. Départs en fonction des horaires de marées.
Enfin, faites une halte à la ginguette Chez Po’potes ou à la Rotisserie du Val de L’eyre à Mios, pour un bon encas le midi avant de reprendre votre chemin.
Depuis de nombreux millénaires, la Leyre est exploitée par l’humain, utilisée pour le commerce, le transport, l’agriculture… et enfin les activités de loisirs ; contribuant au développement économique de la région. A l’époque contemporaine, le fleuve devient un lieu privilégié pour la conservation de la nature et les activités qui en découlent.
Ce lien entre la forêt du Parc naturel régional des Landes de Gascogne et la mer compte à présent 100 000 descentes effectuées chaque année. Les écosystèmes qu’il abrite sont un patrimoine précieux qu’il faut à tout prix préserver en limitant notre impact et en intégrant des pratiques respectueuses.
Le caviar est un aliment de luxe.
Ce sont de petits œufs de poisson.
Le caviar est cher
car il est difficile à produire.
Au Teich,
on produit le caviar Perlita.
Pour faire du caviar,
il faut attendre longtemps.
Il faut entre 8 et 9 ans
pour que le poisson produise des œufs.
Ce poisson s’appelle l’esturgeon.
Le caviar est préparé à la main.
Il y a plusieurs étapes :
Le sel est important
pour le goût et la conservation.
Aujourd’hui, l’esturgeon est protégé.
On ne peut presque plus le pêcher dans la nature.
Le caviar vient donc d’élevages.
Un poisson donne peu de caviar.
L’esturgeon est un poisson fragile.
Il a besoin :
Après la préparation,
le caviar doit rester au froid
pendant plusieurs mois.
Cela permet d’avoir un bon goût.
Tu peux acheter du caviar :
Souvent associé au luxe suprême, le caviar fascine autant par son goût que par son prix. Mais pourquoi ces petits grains noirs sont-ils si onéreux ? Loin d’être un simple produit marketing, le caviar est le fruit d’une patience infinie et d’un savoir-faire d’orfèvre.
Zoom sur la production du Caviar Perlita, produit localement au Teich, pour comprendre ce qui rend ce mets si exceptionnel.
La première raison de la préciosité du caviar est son cycle de production extrêmement long. Contrairement à d’autres élevages, la pisciculture d’esturgeon demande une patience à toute épreuve. Pour obtenir une boîte de caviar Perlita, il faut attendre entre 8 et 9 ans.
C’est le temps nécessaire pour que la femelle atteigne sa maturité et puisse produire ses œufs.
La récolte du caviar n’est pas automatisée ; c’est un travail manuel de haute précision qui se déroule en trois étapes clés :








Le caviar est devenu rare par la force des choses. Depuis les années 2000, la pêche à l’esturgeon sauvage est interdite ou strictement régulée pour sauver l’espèce de la disparition. Aujourd’hui, l’élevage est la norme, mais le rendement reste faible : une femelle ne donne que 10 % à 15 % de son poids en caviar.
L’esturgeon est un poisson fragile qui exige des conditions de vie parfaites : une eau d’une pureté irréprochable et une nourriture spécifique, ce qui engendre des coûts d’élevage importants. De plus, le travail ne s’arrête pas à la mise en boîte. Le caviar nécessite plusieurs mois d’affinage en chambre froide pour que ses arômes complexes (noisette, beurre, iode) se développent pleinement.
Vous pouvez vous en procurer à l’office du tourisme du Teich (tartinables d’esturgeons) ou à L’Esturgeonnière du Teich
La marée, c’est l’eau de la mer qui monte et qui descend.
La mer bouge à cause de :
Ces trois éléments attirent l’eau.
C’est pour cela que la mer monte et descend plusieurs fois par jour.
Les marées ne sont pas pareilles partout.
Cela dépend :
Par exemple :
Sur le Bassin d’Arcachon, l’eau peut monter d’environ 4 mètres.
Les marées changent toutes les heures.
Les marées sont très importantes.
Elles servent à :
À marée basse :
À marée haute :
Les marées aident les animaux à vivre.
C’est un équilibre naturel très important.
La mer peut être dangereuse.
Par exemple : les baïnes
Si cela arrive :
À marée basse, vous pouvez :
À marée haute, vous pouvez :
Sur la Leyre :
Les marées :
Mais il faut toujours :
Respecter la nature est très important.
Pourquoi le niveau de l’eau varie-t-il à certains endroits ? Qu’est-ce que ça implique ? Quel rythme ça suit ? Est-ce que ça impacte la nature ?
Ne vous inquiétez pas, on vous explique tout !
En effet si vous venez découvrir le bassin d’Arcachon et les côtes landaises, ou que vous connaissez déjà, vous devez sans doute savoir que le rythme de l’eau est mené par les marées, un phénomène naturel physique qui guide la vie marine, côtière et les activités touristiques.
Tout d’abord, il y a la marée haute et la marée basse, lorsque la marée est dite « haute » la mer monte, et « basse » lorsque la mer descend. Les marées suivent un cycle, celui de la rotation des astres : Terre, Lune et Soleil. D’une part, la Terre tournant sur elle-même exerce une force centrifuge sur l’eau, d’une autre part, la Lune et le Soleil exercent une force attractive sur elle.
La force gravitationnelle attire une partie de l’océan tandis que la force centrifuge va éloigner l’autre partie. Ainsi, les deux marées hautes vont apparaitre simultanément des 2 côtés du globe tandis que les marées seront basses aux 2 pôles.
Lorsque le Soleil est aligné à la Lune, c’est-à-dire aux nouvelles et pleines Lunes, ce phénomène est renforcé, ce qui amène à la notion de coefficient de marée : allant de 20 à 120 sans unité, il correspond à l’importance des marées. Ce qui donne lieu aux plus grandes marées ce sont les équinoxes, soit, quand le Soleil, la Lune et l’équateur terrestre sont alignés. Au contraire, aux solstices, l’attraction est plus faible car l’équateur est décalé par rapport aux deux astres.
Les horaires de marées ne sont pas exactement les même d’une ville à l’autre, au sein d’une même région. Par exemple, sur le bassin, l’onde de marée met environ une heure à se propager de l’embouchure de l’océan aux zones les plus internes ; pour les consulter il suffit de prendre un petit carnet d’annuaire dans la ville qui vous intéresse ou de consulter son site (marées le Teich). (Guide disponible à l’Office de tourisme)
Vous vous demandez pourquoi les marées ne sont pas identiques selon les emplacements ?
Par exemple, pourquoi y a-t-il de grands écarts de marnage dans le Nord (comme en Normandie), et presque aucun sur les côtes méditerranéennes ?
Il faut savoir que la Lune et le Soleil exercent une attraction identique sur toute la surface du globe. Ce qui change, c’est la forme des côtes et des fonds marins. Par exemple dans le Nord, la Manche, très large ouverture, propage de plus grandes ondes de marées, tandis qu’en Méditerranée, bassin fermé, le détroit de Gibraltar limite grandement ces ondes. Alors non, les marées ne sont pas inexistantes, mais il ne s’agit que de quelques centimètres, 30 tout au plus, tandis qu’au mont St Michel on parle de plus de 10 km. De notre côté en Nouvelle-Aquitaine le marnage est d’environ 4 mètres, alors prenez vos précautions et ne vous endormez pas sur votre serviette à marée montante, vous risqueriez d’être réveillés par une vague d’eau fraîche !

Dans notre région, les marées jouent un rôle clé sur les côtes océaniques landaises et le bassin d’Arcachon. Elles façonnent les paysages, maintiennent les écosystèmes et représentent une grande part de l’économie locale.
Premièrement, l’hydrodynamisme travaille les paysages côtiers et maritimes. Chaque marée laisse découvrir une faune et une flore différente et sublime.
La façade océanique est constamment soumise à la houle, celle-ci transporte les sédiments et participe (avec d’autres facteurs tels que le vent et les végétations) à la formation des dunes (ex : Pilat), bancs (ex : Arguin et Toulinguet), et presqu’îles (ex : Cap Ferret). Ces paysages se voient transformés continuellement, à marée basse, le Grand Banc compte 4 360 ha contre seulement quelques centaines à marée haute.
Malheureusement, les fortes marées, en particulier lors de tempêtes, favorisent l’érosion, ce phénomène de recul du trait des côtes est naturel mais il menace les activités humaines comme le tourisme balnéaire avec la fermeture des plages. Cela représente un danger, notamment des risques d’effondrement (comme observé en février 2026 à Biscarrosse avec le chemin de la plage, les maisons jumelles et les restaurants en front de mer). Il engendre également une importante diminution de la surface des dunes et bancs de sable, lieux de vie de nombreuses espèces.
Enfin, la laisse de mer est un ruban de débris végétaux, animaux et de déchets qui marque la limite des marées. Cette accumulation constitue un écosystème essentiel : elle retient le sable et contribue à la formation des dunes blanches (je parle ici des amas de sable, pas de notre pâtisserie locale !), participant ainsi grandement à leur maintien. Mais ce n’est pas tout : c’est par-dessus tout un habitat et une source de nourriture importante…
Le Bassin d’Arcachon est un écosystème marémoteur ; pour commencer, le haut de plage est un habitat caractérisé par, comme dit précédemment, les laisses de mer contenant du bois flotté, des algues, des coquillages, cadavres d’animaux… indispensables à la venue d’espèces spécialisées (vivants dans les débris). Malheureusement on y retrouve de plus en plus de déchets humains, nocifs pour ces micro-environnements.
Les insectes et petits crustacés y trouvent leur nourriture et deviennent eux-mêmes proies pour les oiseaux, par exemple le Gravelot à collier interrompu se nourrit de vers marins, mollusques et petits crustacés selon la hauteur de l’eau, il vit sur la zone de balancement des marées.
L’alternance des marées permet à la mer de couvrir et découvrir régulièrement de vastes espaces vaseux et sableux. À chaque marée basse, plus de 100 km² de vasières et de bancs de sable émergent. Cela participe au maintien de la bonne qualité de l’eau et à la conservation de la faune et de la flore marine.
La vasière, avec ses faibles profondeurs, est le lieu de vie d’un grand nombre d’invertébrés : vers, coquillages, petits crustacés, elle joue un rôle fondamental dans la chaîne alimentaire du bassin et assure une nourriture abondante aux oiseaux migrateurs.
À marée basse, les zostères (algue emblématique du BA) sont consommées par les animaux brouteurs comme les canards, submergée, cette plante est également le lieu de vie des hippocampes. Le Parc naturel marin du Bassin d’Arcachon compte 4 110 hectares d’herbier de Zostère naine, il s’agit du plus grand d’Europe !
L’Ile aux oiseaux, où se trouvent les fameuses cabanes Tchanquées, abrite elle aussi un écosystème précieux entre terre et mer. Cette zone de vasières et de prés salés représente un vaste garde-manger et habitat tant pour les êtres marins à marée haute que pour les terrestres à marée basse. La surface de l’île évolue d’environ 260 ha à marée haute à 1700 ha à marée basse.
En période migratoire, d’hivernage et de reproduction, à marée haute, les principaux reposoirs des limicoles côtiers de la région sont l’île aux oiseaux, les plages océanes du Cap Ferret, le Grand Banc, et la Réserve Ornithologique du Teich. Ils leur promettent nourriture, habitat et tranquillité.

À chaque marée, entre 200 et 400 millions de m³ d’eau entrent et sortent du bassin, générant des courants puissants qui modifient continuellement le tracé des passes (chenaux de vidange du Bassin reliant la lagune à l’océan) et la position des bancs de sable à l’embouchure. Ces mouvements constants rendent la navigation particulièrement dangereuse à l’entrée de la lagune.
Les écluses du bassin et de la Leyre sont adaptées selon les paysages et habitats pour réguler l’eau au rythme des marées, permettant l’alimentation de la Réserve Ornithologique du Teich et du canal des Landes.
Le mouvement des marées donne lieu à une particularité : les baïnes, des « cuvettes » naturelles visibles à marée basse. À la montée de l’eau elles se remplissent et créent un courant très puissant qui peut entraîner les nageurs au large, une fois pleines elles se vident soudainement, c’est le moment le plus dangereux. Chaque année, les baïnes sont responsables de noyades.
Voici un bref schéma explicatif si vous êtes emporté par une baïne :

Si vous vous retrouvez pris dans l’une d’elles, surtout ne paniquez pas ! C’est en essayant de revenir à contre-courant que vous risquez de vous épuiser et de vous noyer. Pour éviter cela, laissez-vous porter au large par les courants puis revenez avec les vagues, elles vous ramèneront à la plage.

Sur le Bassin d’Arcachon, 1 600 emplois sont liés à l’activité nautique dont la principale est l’ostréiculture.
Toutes les étapes de la culture, jusqu’à la récolte, sont réalisées à marée basse, quand les parcs à huitres sont accessibles, les ostréiculteurs repartent à marée montante à bord des chalands, bateaux au fond plat permettant de se déplacer même avec un faible niveau d’eau.
À marée haute les pignots, piquets servant à délimiter les parcs à huitres peuvent partiellement, voire totalement disparaître sous l’eau, il faut donc faire très attention lors d’une navigation à bien suivre les balises afin de ne pas risquer d’en percuter. Si vous ne connaissez pas le bassin, il existe des applications de navigations qui indiquent les zones ostréicoles, les chenaux, balises… telles que E navigation. Mais ce ne sont pas les seuls obstacles sur le bassin : il faut également prendre garde aux bancs de sable que la mer couvre parfois suffisamment pour ne pas être vus mais pas assez pour que les bateaux passent, de nombreux amateurs se retrouvent alors enlisés.
De la même façon, pour rentrer dans un port ou en sortir, il faut se renseigner sur les marées, en effet si le niveau de l’eau est trop bas, le risque est de rester bloqué dans le chenal, ou même dans le port, il faut alors patienter jusqu’à la prochaine montée. Au port d’Arcachon il n’y a pas ce problème car la ville est à l’embouchure du bassin, mais plus on s’en éloigne plus les horaires de sorties seront restreintes.


Voici quelques exemples des activités que vous pourrez réaliser
À marée basse :
À marée haute :
Enfin, en ce qui concerne les activités sur la Leyre comme le paddle, le canoë kayak ; les organisateurs fixeront les horaires de départ eux-mêmes en fonction des marées influençant le courant du fleuve, par exemple faire du kayak à marée montante est épuisant car le courant vient de face, tandis qu’à marée descendante il nous porte.
Les marées, ce n’est pas juste de l’eau qui monte et qui descend, c’est la vie du Bassin d’Arcachon et des côtes landaises. Elles sculptent les dunes, constituent des écosystèmes uniques, cachent les bancs de sable, et décident de ce que vous pouvez faire (ou pas) selon l’heure. À marée basse comme à marée haute, vous aurez de quoi vous occuper ! Mais attention : elles ne plaisantent pas : une baïne, un banc de sable, un parc à huitres… tout peut vous surprendre. Alors, regardez bien les horaires, profitez des conseils des locaux, et surtout, ne vous endormez pas sur votre serviette ! Ce phénomène offre à chaque venue, un paysage différent, ce qui en fait une région riche et unique.
Mais face au changement climatique, protéger ces écosystèmes, adapter nos pratiques et préserver les savoir-faire locaux sont un enjeu primordial, parce que le Bassin change avec le temps, profitez-en pleinement, tout en respectant ses équilibres fragiles.
